Fracture de la clavicule … et neuro-algo-dystrophie !

9 Fév 2013 | Histoires pour guérir

Marie-Christine me contacte car elle s’est récemment fracturée la clavicule. Depuis huit semaines elle porte la ceinture papillon censée l’aider à redresser son épaule afin de permettre une bonne consolidation… mais en vain. En effet les radiographies effectuées par intervalle de quinze jours depuis son accident ne montrent aucun signe de consolidation de la fracture ! Quand Marie-Christine arrive au cabinet, les deux fragments de sa clavicule cassée sont nettement visibles car ils sont disjoints et ils forment à hauteur de la clavicule une << baïonnette >>. Marie-Christine s’inquiète à juste titre de cette situation anormale. La réponse du corps médical est assez fataliste car la médecine moderne, devenue très technologique ne comprend plus véritablement la cohérence du corps humain. Certes elle dispose d’outils très perfectionnés qui lui permettent d’observer l’intérieur d’une cellule mais elle n’est plus capable d’appréhender l’individu dans sa globalité. L’organisation de la médecine occidentale moderne recèle d’innombrables spécialités qui l’éloignent encore un peu plus d’une vision holistique de l’individu. D’une manière caricaturale la médecine occidentale moderne considère le corps humain tantôt comme un assemblage mécanique tantôt comme une usine chimique. Dans sa vision, l’humanité n’existe qu’en tant que groupe ou genre du vivant. La référence au sacré est totalement absente de sa compréhension du vivant.

A vouloir réduire l’humanité à un registre purement matérialiste , le point de vue médical moderne ne conçoit pas l’existence d’une intelligence supérieure à laquelle l’homme serait relié. Ce point de vue restrictif de la nature humaine ne permet pas d’envisager l’auto-guérison comme une composante de l’individu lui-même. Selon la science, à laquelle la médecine occidentale moderne se réfère, l’homme serait un << produit imparfait >> du hasard de l’évolution. Cependant, une minorité bien pensante d’individus autoproclamée << élite >> tenterait de corriger ce que la nature ne sait pas faire ; développer et entretenir le vivant !! Cette << élite >> s’est ainsi octroyée un pouvoir sur le commun des mortels qui dépendrait de celle ci pour déjouer les pièges d’une Nature perverse qui au lieu d’ensemencer la vie distille la mort. Afin de réparer les outrages d’une Nature déficiente, ce nouveau clergé s’est ainsi arrogé des droits et le pouvoir de diriger, << pour notre plus grand bien >>, la sous-humanité dans laquelle nous enferment l’ignorance et la maladie. Ce point de vue est tout simplement effrayant…!!! L’ostéopathie, quant a elle, adhère à une philosophie respectueuse du sacré sans pour autant adopter un fondement religieux. Le seul dogme que reconnait l’ostéopathie,c’est que la nature est savante et que l’homme faisant partie intégrante de la nature dispose à ce titre d’une force d’auto-guérison incroyable. Selon l’ostéopathie, il n’est nul besoin de connaitre tous les secrets de l’alchimie du vivant pour permettre à cette force de s’exprimer pleinement. Nul besoin d’une élite pour penser à notre place et prendre soin de soi. L’ostéopathie rend à chacun sa capacité d’auto-guérison qui est la seule vraie force capable de redonner la pleine santé à un corps souffrant de maladie. Pour revenir au cas concret de Marie-Christine, je me souviens qu’une de mes patientes a vécu exactement le même déboire. Hélas je ne suis pas intervenu dans le traitement de sa fracture et aujourd’hui sa clavicule est en deux parties. Chaque portion ayant cicatrisée sans se rattacher à l’autre bout ! évidemment son bras a perdu de la force car il est mal relié au thorax. Pour éviter une telle mésaventure à Marie-Christine je décide d’équilibrer tous les fascias de son épaule gauche. La séance dure 1 heure à l’issue de laquelle la clavicule cassée s’est d’elle même réalignée pour ne former qu’un segment au lieu des deux parties disjointes avant le traitement. Marie-Christine n’en revient pas elle même ! La clavicule cassée ressemble maintenant à celle de droite et présente une section unique !! C’est d’autant plus incroyable que Marie-Christine est affublée depuis huit semaines du brassard papillon sans la moindre amélioration de sa fracture. Mais comment un brassard dénué d’intelligence pourrait il reconnecter un os brisé dont les deux extrémités étaient nettement disjointes !! Depuis douze ans je prodigue des soins à mes patients et j’affirme que seule la force d’auto-guérison du patient est à l’oeuvre quand il guérit. Le rôle du thérapeute est de permettre à cette force de s’exprimer dans toute sa dimension sans être entravée par les séquelles du traumatisme… Trois semaines plus tard , je reçois à nouveau Marie-Christine qui s’inquiète maintenant d’un début probable d’ algo-neuro-dystrophie (impotence) de son bras gauche. Coté clavicule, la dernière radiographie pratiquée 15 jours après le traitement ostéopathique montre un foyer de consolidation de la fracture bien établi ! Cependant, devant les douleurs et l’impotence de son bras, le personnel médical qui suit Marie-Christine fait état d’une algo-neuro-dystrophie. Du point de vue médical, c’est la faute à pas de chance car chez certains patients ce mal s’installe insidieusement après une immobilisation prolongée et peut durer entre 1 et 2 années… Encore un bel exemple d’incompréhension médicale ! Lors de la chute qui a brisé sa clavicule, Marie-Christine s’est réceptionnée sur le bras gauche qui a donc été également traumatisé sans séquelle apparente. Il est bien évident que dans le cas de Marie-Christine, la fracture est la partie visible de l’iceberg. Les fascias du bras gauche ont été eux aussi endommagés. Durant la deuxième séance je m’applique donc à libérer dans leur profondeur les fascias du bras gauche. ô Miracle, en fin de séance Marie-Christine est capable de bouger son bras sans trop de douleur. Qu’est il advenue de cette maladie insidieuse que la médecine lui promettait avec son cortège de souffrance au long court ? L’algo-neuro-dystrophie prend sa source dans les fascias. Lorsque que ces derniers sont emmêlés sous l’effet d’un choc et que rien n’est fait pour les défaire, les tissus proches de l’articulation se retrouvent sous la contrainte. Evidemment dans un contexte où une tension notable perdure, ce sont les structures les plus subtiles qui trinquent en premier; à savoir les nerfs et les vaisseaux sanguins. L’algo-neuro-dystrophie n’est que l’expression de la non prise en compte des fascias dans le traitement global du traumatisme. En l’absence de manipulation ostéopathique certains patients développent une algo-neuro-dystrophie réflexe qu’une rééducation forcenée aggrave au lieu d’ atténuer ! Marie-Christine quant à elle échappera à ce destin…

les noms des personnages ont été modifiés pour préserver l’anonymat.

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