Crises de tétanie et …angoisse

20 Mar 2013 | Histoires pour guérir

Mireille est une sexagénaire qui me consulte pour des prétendues crises de tétanie, selon les dires de son médecin traitant. Quand je reçois Mireille ses crises sont quasi journalières et durent depuis deux mois sans amélioration malgré les médicaments prescrits. Les crises affectent Mireille de la manière suivante: Maux de tête, tensions sur les mâchoires et les arcades sourcilières, prurit dans le cuir chevelu ( ça gratte), bouche sèche, diarrhée, selles impérieuses, tremblements généralisés, impression de froid, ulcères et aphtes dans la bouche, glossite ( langue sensible), augmentation de la tension artérielle. Les crises se déclarent le matin vers 6h00 durent une bonne partie de la journée pour s’atténuer en soirée et la nuit. L’abondance des signes cliniques peut de prime abord semer la confusion. Je décide de classer les signes selon la Médecine Traditionnelle Chinoise et tout s’éclaire…

La plupart des symptômes évoqués par Mireille sont apparentés aux énergies du Coeur et de la Rate-Pancréas. Rien n’appartient aux Poumons et qui pourrait faire penser à une crise de tétanie comme le suppose le Médecin traitant de Mireille. La médecine occidentale, allopathique, est très souvent démunie pour faire correctement le diagnostic d’une maladie sur les seuls symptômes déclarés par le malade car l’interrogatoire n’est pas n’est pas assez précis dans la détermination et l’évaluation des signes cliniques. D’ailleurs à quoi bon chercher les détails quand les médicaments allopathiques sont sensés être suffisamment puissants pour faire taire tous les symptômes sans les différencier exactement ! Et puis il y a les examens complémentaires, biologie, bilan, imagerie qui viendront, mal à propos, appuyer la recherche et dont le protocole thérapeutique impose au médecin de ne pas s’en priver. En effet, Le médecin Français n’a pas d’obligation de résultat mais il a l’obligation de mettre en oeuvre tous les moyens (technologiques) à sa disposition pour parvenir au résultat escompté… c’est à dire faire le diagnostic ! Que dirait on d’un scientifique qui utiliserait les moyens les plus sophistiqués pour alimenter ses travaux sans savoir ce qu’il cherche vraiment. Une telle attitude conduit inexorablement au gâchis, à la dépense inconsidérée, à la perte de temps, aux errements et bien sûr à l’erreur. Il en va tout autrement en ostéopathie car je ne propose aucun médicament pour parvenir à juguler la maladie. Pour réaliser une telle prouesse il me faut être précis et comprendre la cause de la maladie à l’origine des troubles observés. De mes deux hypothèses de départ il me faut n’en garder qu’une ; Coeur ou Rate-Pancréas ? Pour faire le tri correctement je demande à Mireille de me préciser quelle partie de la langue est enflammée. Sans hésiter, Mireille me désigne l’extrémité de la langue ; la pointe. Alors c’est le Coeur qui est à la manoeuvre ! Il s’agit d’une peine de Coeur dont l’expression explosive traduit un évènement passé encore mal « digéré » à ce jour mais en passe d’être « assimilé » . D’après Mireille tout va bien de ce coté là ; les enfants sont grands et se débrouillent très bien, La retraite est bien agréable car ils n’ont pas de soucis d’argent et Paul, son conjoint, et à ses cotés. Je demande à Mireille de chercher une situation douloureuse pour elle dans le passé. Il y a bien l’infarctus de Paul , survenu il y a six ans …! Elle se souvient du stress immense qui l’avait envahi à cette période, ne sachant pas quelle tournure prendrait les évènements. Elle avait eu peur de perdre Paul. L’accident vasculaire de Paul était maintenant loin derrière eux et Paul semblait à nouveau jouir d’une bonne santé, elle pouvait enfin se relâcher. Et patatras , c’était maintenant sur elle que le sort semblait s’acharner comme s’il lui était interdit d’être heureuse. Devant ce récit , je faisais remarquer à Mireille qu’un infarctus concernait bien le coeur et que par conséquence nous étions dans la bonne direction mais qu’il devait exister un autre évènement plus ancien qui la concernait tout autant de la même manière. Mireille me fit alors part de son immense peine de ne pas avoir connu véritablement son père, décédé quand elle avait 3 ans. Et de quoi était il mort ? Des conséquences d’une opération du coeur qui à mal tournée. C’était dans les années 1950 au tout début de la chirurgie cardiaque. Les faits convergeaient vers mon hypothèse. Je devais travailler sur le péricarde, ce que je fis le reste de la séance. Dans ce genre de situation, je travaille aussi sur le crâne qui a la particularité de traduire dans ses structures profondes le déséquilibre engendrer par un stress important vécu dans l’enfance. En fin de séance nous décidons de nous revoir dans un mois pour la suite à donner à ce premier traitement qui a été riche en informations et corrections.

Pour notre deuxième rendez vous, je reçois Mireille transformée. Elle me raconte que le lendemain de la 1ere séance avait été très rude. c’est souvent comme cela dans les suites d’un traitement ostéopathique bien conduit. Si vous ne ressentez rien en sortant de chez l’ostéopathe posez vous des questions sur l’efficacité de ses soins ou sur vous même quant à votre désir de changer votre regard sur la maladie…Puis les jours passant son état s’améliorait continuellement. De jour en jour elle allait mieux. Les crises s’estompaient, leur intensité diminuait. Aujourd’hui, 1 mois après notre première rencontre, Mireille ne souffrait plus que de vagues maux de tête. Terminé les tremblements qui la saisissaient dès le réveil, les diarrhées, les envies impérieuses, le prurit, les troubles digestifs etc…Pour cette deuxième séance je me concentrais sur le crâne de Mireille qui méritait bien un deuxième soin attentif afin de parachever le travail entamer la première fois. Depuis, j’ai eu des nouvelles de Mireille qui va très bien. Les soins qu’elle à reçu à travers ma médiation lui ont permis de guérir définitivement de sa peine de coeur à propos de son papa qu’elle aurait aimé connaitre plus amplement…

remarque : les noms des personnages sont transformés pour préserver l’anonymat

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Les faits relatés ci-contre étant réels, les identités des personnes ont été changées de façon à préserver leur anonymat et leurs secrets.

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