Jean Schlosser, ostéopathe, thérapie holistique - un regard différent sur la santé

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La santé est le bien le plus précieux que nous ayons à défendre ardemment, au delà de toutes considérations politiques,économiques,philosophiques ! Parce que la santé est mal comprise dans notre société occidentale, j ai voulu témoigner de mon expérience dans ce domaine.

Tout d'abord, j'ai appris l'ostéopathie au cours d'un cursus long de six années universitaires totalisant 5500 heures d apprentissages théoriques et pratiques. Mes professeurs ont été multiples; une centaine pour enseigner autant de matières différentes. Certains étaient des références dans leur domaine d'activité. Autant de diversité dans l'enseignement conduit forcément à l'ouverture de l 'esprit.

Après mes études je me suis installé en 2002 à Cran-Gevrier en périphérie d'Annecy. La pratique de cabinet s'est rapidement révélée bien différente des dogmes théoriques qui m'ont été enseignés à l'université. J'étais confronté à la réussite partielle des techniques que j'utilisais ! Une Réflexion s'est alors imposée dans mon esprit. L'ostéopathie était elle impuissante à résoudre les maux profonds des hommes pour être cantonnée au rang de technique de confort comme le décrient si souvent les contradicteurs de l'ostéopathie ? Ce doute a stimulé ma volonté de comprendre pourquoi l'efficacité de mon art me paraissait aléatoire.

Il m'a d'abord fallu vaincre mes propres peurs pour entrer dans une relation vraie avec mes patients. Je ne parle pas de la capacité à communiquer avec le langage verbale pour installer la confiance et la convivialité propices à l'échange. Il faut dire qu'avant d'entreprendre mes études d'ostéopathe à l'age de 35 ans, j'avais déjà travaillé comme ingénieur sécurité dans le secteur du bâtiment mais aussi en tant que commercial dans le domaine de l'énergie. J'ai acquis pendant cette période "préparatoire" à mon métier actuel une sacrée expérience des relations humaines. les peurs dont je parle sont beaucoup plus sournoises parce qu'elles font référence au dépassement des limites que nous inculquent inévitablement les dogmes en balisant notre compréhension du monde extérieur. Remettre en cause les "vérités" officielles demande plus de courage qu'il n'y parait car il faut admettre que ce que nous savons n'est pas l'entière vérité mais seulement ce qui est accessible à la communauté du fait des limites de chaque enseignant. Le savoir n'est pas la connaissance. Le savoir se partage tandis que la connaissance est personnelle parce qu'elle est le fruit de l'expérience vécue dans sa chair. La connaissance ne peut pas être réduite à la réflexion mentale d'un contexte culturel. Dans ce dernier postulat la réflexion nous fait tourner en rond. J'ai donc transpiré plus d'une fois lors de mon travail, non pas à cause de la chaleur mais de la peur à transgresser ma culture d'origine. Ce travail délicat et difficile s'est avéré fructueux car au bout du compte il m'a permis de découvrir certaines réalités que les tissus "traumatisés" emmagasinent tandis que les dogmes les ignorent. Cette connaissance rend ma pratique d'aujourd'hui plus performante qu'elle ne l'était à ses début. Avec les années et environ dix milles consultations réalisées, mes doutes anciens se sont dissipés pour laisser place lors de ma pratique à une réelle capacité d'écoute et d'adaptation à mes patients. Aujourd'hui je démarre une consultation sans jamais être certain de ce que je vais trouver. A chaque fois c'est une surprise. Je me souviens d'un de mes professeurs qui se plaignait de ce qu'il lui fallait à chaque consultation affronter l'inconnu ! Pour moi c'est devenu presque comme un jeu car je suis enthousiaste à l'idée de découvrir ce que je ne connait pas encore et qui semble infini. J'aborde chaque nouvelle consultation avec un léger trac et une certaine forme de naïveté qui me rend disponible à la découverte. En arriver là m'a demandé beaucoup d'efforts, de créativité et de courage pour dépasser les critères restrictifs des enseignements que j'ai reçus et auxquels je suis bien sûr redevable. Si je devais résumer mon état d'esprit d'aujourd'hui, je dirais : Apprendre pour savoir et comprendre pour être. Ces deux attitudes sont complémentaires et conduisent à la connaissance dont nous avons besoin pour être en bonne santé et aider les autres à le devenir quand cela est nécessaire. Voilà pour ce qui est des peurs mais qu'en est il des découvertes que j'ai faites... Vous trouverez dans la catégorie "Histoires pour guérir" du blog ma compréhension de ce qu'est l'humanité ... Nous ne naissons pas humain, nous le devenons au travers les expériences de la vie !


A propos de ce blog

Bonjour ! Je m'appelle Jean. Je suis ostéopathe sur Annecy depuis 12 ans. Ce blog se veut le recueil des réflexions et questions que m'inspirent chaque jour les nombreux cas que je suis amené à connaître. J'espère contribuer ainsi à l'émergence d'un regard neuf - en tout cas différent - sur notre santé.

Bonne lecture, merci de l'intérêt que vous porterez à ces articles.

Avertissement

Les faits relatés ci-dessous étant réels, les identités des personnes ont été changées de façon à préserver leur anonymat et leurs secrets.